Portrait d'Harriet Tubman
Publié par CPIE CENTRE CORSE A RINASCITA, le 13 février 2026 1
Du 11 février, "Journée internationale des femmes et des filles de science", au 8 mars, "Journée internationale des droits des femmes", le CPIE A Rinascita met à l’honneur celles qui font avancer la science à travers une série de portraits afin de présenter des femmes d'hier et d'aujourd'hui, issues de disciplines variées et dont les travaux contribuent à mieux comprendre, préserver et transformer notre monde. Aujourd'hui, découvrons ensemble Harriet Tubman.

Harriet Tubman : une vie au service de la liberté et de l’émancipation.
Née aux alentours de l'année 1822 dans le comté de Dorchester (Maryland, États-Unis) et décédée le 10 mars 1913 à Auburn (New York), Harriet Tubman est une figure majeure de l’abolition de l’esclavage et de la lutte pour les droits civiques. Ancienne esclave devenue militante, elle est particulièrement connue pour son rôle central dans le réseau clandestin d’évasion des esclaves vers les États libres et le Canada, ainsi que pour son engagement humanitaire durant la guerre de Sécession américaine.
Une enfance marquée par l’esclavage.
Née Araminta Ross dans une famille réduite en esclavage dans le Maryland, Harriet Tubman subit dès l’enfance les violences physiques et psychologiques du système esclavagiste. Adolescente, elle est grièvement blessée à la tête lorsqu’un contremaître lui lance un objet lourd, blessure qui lui laissera des séquelles neurologiques toute sa vie. En 1849, face à la menace d’être vendue et séparée de sa famille, elle parvient à s’enfuir vers le Nord des États-Unis. Une fois libre, elle adopte le prénom Harriet et le nom Tubman.
Rôle déterminant dans le réseau d’évasion des esclaves.
Après sa propre fuite, Harriet Tubman retourne à de nombreuses reprises dans les États esclavagistes pour guider d’autres personnes vers la liberté. Entre 1850 et 1860, elle participe à plusieurs missions de sauvetage et contribue à la libération d’environ 70 personnes, tout en conseillant et aidant indirectement de nombreux autres fugitifs. Sa connaissance du terrain, sa discrétion et ses stratégies d’organisation lui valent le surnom de « Moïse », en référence à la figure biblique guidant son peuple hors de l’esclavage.

Engagement pendant la guerre de Sécession.
Durant la guerre civile américaine (1861-1865), Harriet Tubman s’engage aux côtés de l’armée de l’Union. Elle y exerce plusieurs fonctions : infirmière, cuisinière, éclaireuse et espionne. En 1863, elle participe à une opération militaire sur la rivière Combahee en Caroline du Sud, qui permet la libération de plus de 700 esclaves. Une action qui marque l’une des premières opérations militaires dirigées par une femme dans l’histoire des États-Unis. Son engagement illustre le lien étroit entre la lutte pour l’abolition de l’esclavage et l’effort de guerre de l’Union.

Militantisme et héritage symbolique.
Après la guerre, Harriet Tubman poursuit son engagement en faveur de la justice sociale. Installée à Auburn, dans l’État de New York, elle s’implique dans des initiatives humanitaires et soutient le mouvement pour le droit de vote des femmes, collaborant avec d’autres militantes de son époque. Elle fonde également une maison d’accueil destinée aux personnes âgées afro-américaines démunies, poursuivant son action en faveur des populations vulnérables.
De nos jours, Harriet Tubman est reconnue comme l’une des grandes figures de la lutte contre l’esclavagisme et pour les droits humains aux États-Unis. Son parcours incarne à la fois la résistance individuelle face à l’oppression et la capacité d’organisation collective au service de la liberté. Son héritage dépasse le cadre historique : il nourrit encore les réflexions contemporaines sur les droits civiques et l’égalité. De nombreuses écoles, monuments et institutions portent son nom, et son histoire continue d’être étudiée et transmise comme exemple d’engagement, de courage et de détermination.
Sources :
